lundi 28 septembre 2009

Pomme de reinette et pomme d'api !

La paille sur le tracteur était jaune, les arbres verts, les échelles rouges, et les pommes rouges et vertes. Sur la montagne au loin, les arbres commençaient à devenir jaunes, rouges et orange. Il faisait très beau, le ciel était bleu. Et à la fin de la journée, nos joues étaient toutes rouges.

lundi 14 septembre 2009

On ira voir la mer...

La première chose que j'ai fait en revenant, c'est d'aller voir la mer. Quand j'y suis arrivée, le soleil se couchait et le ciel était orangé-rose avec des trainées bleues. J'ai dû me retenir de ne pas courir partout en criant "Je suiiiiiis de retouououour !"

J'y suis allée presque tous les jours de mes vacances. Je m'y suis baignée, j'ai marché pieds nus dans le sable, j'ai mangé des glaces en la regardant et savouré le vent qui m'envoyait les cheveux dans les yeux. Je l'ai fait découvrir à des amis, aussi. Et de les voir l'apprécier m'a presque rempli de fierté. Est-ce qu'on aime encore plus une chose lorsqu'on la partage ?

dimanche 28 juin 2009

Une guimauve avec ça ?

J'adore les guimauves. Je me souviens, chez le marchand de bonbons, ma mère me disait : "Les guimauves, ça n'est pas lourd, tu peux en prendre plein !"
Est-ce de là que vient mon fort penchant pour cette gourmandise légère, douce et sucrée ?

Depuis que je suis ici, je profite de chaque voyage en France ou de la venue de visiteurs français pour m'en apporter ou en faire venir. Je suis guimauvolique.

La semaine dernière, on m'a donné la recette. Tellement simple que je n'ai jamais cru que ça fonctionnerait. Et ça a fonctionné. Et dire que je suis passée à côté pendant toutes ces années...

Cartons et bonbons

1e juillet : jour national du déménagement au Québec.
28 juin : 10 cartons terminés, 2 sacs remplis, trois placards vidés, un bureau nettoyé.
Reste : 5 cartons vides et de quoi remplir 15 cartons, avec une tonne de bonbons. Problème.

mercredi 10 juin 2009

Pourquoi pas ?

Un homme se promène avec sa poubelle géante dans l'autobus.
Six jeunes garçons s'engouffrent dans le métro et se penchent tous en même temps pour nouer leurs lacets.
Un homme a découpé deux trous dans son journal pour pouvoir regarder à travers.
Apprendre des danses de Macédoine et de Roumanie au bord d'un lac aux castors sans castors.
Faire 20 km en pleine nuit avec 6 kilos sur le dos.
Cuisiner de 10h00 à 19h00 sans s'arrêter et être incapable de manger avec les autres.
Se faire offrir un livre dont on avait lu que la moitié et qu'on avait été obligée de rendre à son propriétaire.
Se faire offrir un reblochon congelé pour ses 25 ans et en sauter de joie.
Se promener aussi avec une poubelle dans l'autobus.

lundi 17 mars 2008

Poudres

Je prends le saladier, la balance, les ingrédients.

Il enfonce son bonnet sur sa tête, il prend ses bâtons et descend du télésiège.

Je casse les œufs sur le bord du récipient en séparant les blancs des jaunes, ces derniers vont s'écraser dans le fond.

Il savoure le crissement de ses skis atterrissant sur la neige.

J'ajoute le sucre, le beurre, la cannelle, je monte les blancs en neige.

Il descend la piste à toute vitesse.

Le bruit du mixeur m'emplit les oreilles.

Il entend un grondement sourd au loin, n'y prête pas attention.

J'arrête le mixeur et je verse la farine, préalablement mêlée à la levure, en pluie fine sur la pâte.

L'avalanche s'abat sur lui par surprise.

Je verse le chocolat fondu, qui donne à la pâte sa jolie couleur foncée, et je mêle délicatement les blancs à l'alléchante préparation.

Il est maintenant prisonnier de ce manteau immaculé qui le recouvre complètement.

Je mets le gâteau au four, je veille à ce qu'il ne déborde pas du plat.

Il tente de s'échapper par tous les moyens, il veut crier mais ne peut pas, il essaie de creuser, il prie.

La délicieuse odeur me chatouille les narines.

Il sent ses forces l'abandonner, il suffoque.

C'est cuit, je m'offre un morceau tout chaud.

L'étau glacé se referme sur lui.

Vu(es) d'ici

Chaque matin, je respire un grand coup d'air québécois en posant le pied sur l’escalier. Je me remplis les yeux, les oreilles et le ventre. J’éprouve des sensations nouvelles, je respire des odeurs différentes, je me plonge dans des ambiances surprenantes.

Partout de la neige, de la neige, de la neige : poudreuse et moelleuse, verglacée et craquelée, fondante et mouillante. Les textures et les saveurs se mêlent dans la rue, dans le four et dans mon estomac.